Biomasse

PlantesLe débat sur les biocarburants est passionné et suscite bien des polémiques. D’un côté les gouvernements encouragent l’augmentation de leur utilisation. De l’autre des voix s’élèvent pour dénoncer une concurrence avec la production alimentaire, voir une destruction de l’environnement pour les proportions envisagées (notamment déforestation, changement d’affectation des sols).
Les études réalisées ou en cours utilisent différents critères pour étudier l’utilisation de la biomasse combustible ou des biocarburants et analyser la situation.
Une étude a concerné la production d’énergie électrique d’origine renouvelable obtenue à partir de biomasse (déchets de bois) dans des centrales de cogénération. Différentes installations ont été étudiées et comparées d’un point de vue environnemental au moyen d’une analyse de cycle de vie (ACV).

Une étude en cours avec la Tunisie a pour objectif d’étudier différents systèmes de valorisation énergétique de déchets délaissés de biomasse (thermochimique : gazéification, pyrolyse, traitement supercritique, etc.) et de comparer leurs performances en se basant sur divers indicateurs : énergétique, exergétique, environnemental et économique.
Actuellement plusieurs pays du sud se sont engagés dans la substitution de produits pétroliers importés par des huiles végétales de production locale. Un exemple est donné par l’huile de Pourghère (Jatropha curcas) obtenue à partir de graines des fruits d’un arbre utilisé pour réaliser des haies et non comestible.
Les biocarburants de première génération (tels que les huiles végétales et les esters dérivés, résultant d’une culture dédiée) continuent de susciter la polémique pour les raisons citées plus haut. La deuxième génération (à partir de déchets de biomasse ou cultures fibreuses) et plus encore la troisième (micro-algues) devraient limiter les contreparties négatives. Une étude en cours avec la Côte-d’Ivoire explore ces pistes pour la production d’électricité.

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